STEPHANE DUBRAY

Formation :

1982 : graduat en peinture sculpture à l’institut Saint Luc de Saint Gilles

Post formation :

1986 : brevet en peinture de lettrage d’enseigne et publicitaire (promotion sociale) à l’Institut Technique du Bois de la Peinture et des Industries Graphiques de la ville de Bruxelles.

1988 : Diplôme d’Aptitude Pédagogique, à l’institut Normal Provincial d’Enseignement Technique d’Anderlecht.

Depuis 2000 : Participation fréquente aux stages d’été et soir des « ateliers de la rue Voot » en sculpture.

 Expositions personnelle:

  • Avril 2013 : Participation au Salon des artistes de Woluwé Saint Lambert.
  • Juin / juillet 2013 : Installation «  the Weight of the Glans » Galerie Nanouche Lambert Bruxelles.
  • Juillet 2014 : Installation «  the Weight of the Glans » Galerie ArteStep Cahors (Lot France)
  • Février 2015 : exposition galerie éphémère Miss et Mister Art Bruxelles ; salon contemporain d’Art De’vil Ardenne (champagne France)- 1er prix sculpture
  • Mars 2015 : exposition Hotel Funkey Bruxelles
  • Avril 2015 : Biz’Art Festival Han-sur-Lesse
  • Mai 2015 : exposition « Le Reflet de nos Différences» (Château de Franc Waret, Belgique) ; Festival international André Coppens (Ben Ahain) Belgique –  trophée sculpture
  • Juin 2015 : salon Moz’art (Yvoir), Belgique
  • Juillet et août 2015 : Galerie Balastra à Balatre ainsi qu’à la Spirale à Natoye.
  • Septembre 2015 : participation au Challenge Alari à l’abbaye de Brogne. 1er prix de sculpture
  • Octobre 2015 : participation au salon d’art de Charleroi.

Ma démarche artistique :

Qui suis-je ?

Après un bref passage, sans grande conviction, en section mécanique, mes aspirations m’ont conduit à entamer un cycle d’études en Arts Plastiques, finalisé par un graduat en peinture et sculpture à l’Institut Saint-Luc. C’est ainsi que j’ai pu bénéficier du savoir pointu de professeurs talentueux. De façon non exhaustive, je citerai, entre autres, Pierre Sterckx et Thierry de Duve en Esthétique et Histoire de l’art, Pierre Carlier en analyse formelle et conceptuelle, Marthe Wéry pour les cours d’atelier…

A l’époque, mon approche se basait essentiellement sur le conceptuel : installation de machinerie visant à récupérer l’énergie, développée par les mouvements des spectateurs. Cette notion impliquait le fait que l’artiste ne servait que de médiateur entre l’œuvre et le public : il assemblait la machinerie et seule la curiosité de l’assistance pouvait, devait produire « l’émotion ». Mes artistes préférés : Panamarenko, Tingely, Dennis Oppenheim, Marcel Duchamp…

Mon diplôme obtenu, je mis mes compétences à disposition d’une agence de publicité en tant que graphiste. La fin de cette activité a réveillé en moi le désir d’une plus grande proximité avec la création. Employé comme sous-traitant dans le secteur de la décoration, je me spécialisai petit à petit dans l’accrochage des œuvres d’art. A partir de 1998, je ressentis le besoin de me recentrer sur l’art et son partage.

… Quand nos déchets nous regardent

Déjà lors de  mes installations durant  mes études, je travaillais essentiellement avec des pièces recyclées. Que penser de nos déchets qui s’accumulent ? En dehors de leur « valeur économique », ont-ils une valeur esthétique quelconque ? Tous produits subsistant de notre activité,  une fois consommés qu’en reste-t-il ? Sont-ils « l’image » de ce que nous sommes ? Sommes-nous ce que nous consommons ? Sommes-nous conscients de ce que nous laissons derrière nous, de ce que nous transmettons ? Tant d’éléments disparates qui laissent (quelque chose) de nous, de ce que nous étions ou ce que voulions, nous devions, être. Tant de choses, de résidus, qui nous assemblent, nous partagent ou nous déchirent. Nos déchets ne connaissent pas de frontières, ils les traversent en toute désinvolture. L’évolution  démographique et son besoin croissant peut nous laisser présumer qu’un jour ou l’autre nous aurons épuisé toutes nos ressources minérales. Rien ne se perd, tout se transforme. Le 21ème siècle sera-t-il le siècle du recyclage ? Aujourd’hui, on ne répare plus, on n’upgrade plus, c’est une perte de temps trop onéreuse, on remplace, on construit une nouvelle zone de production ailleurs, là où les coûts seront moindres. Abandonnant ce qui devient trop cher à démanteler.

Cela entrainant des changements parfois radicaux en-deçà et au-delà de nos frontières. Ici et maintenant devenant aussi demain et là-bas. Comme ces enfants d’Afrique, j’assemble donc des déchets pour en faire de « similis » jouets au regard parfois perçant, parfois attendrissant, parfois interrogateur. Le but étant de mettre ces « résidus » en échange émotionnel avec le spectateur. Déplacer ces résidus ailleurs en leur attribuant une nouvelle valeur Esthétique.

.. Au niveau technique

Assemblage par collage, soudure, boulonnage, ligature ou filetage de pièces récupérées, (vouées à la casse, aux ordures ou au recyclage.) La majeure partie de ces pièces sont métalliques, provenant souvent d’usines désaffectées. Celles-ci sont nettoyées et parfois polies. Le métal m’assure une durabilité et offre une multitude de possibilités de traitement de surface.


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